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décembre 10, 2009 at 22:43 · Filed under Non classé
La contribution de Gilles Rouffineau à l’ouvrage publié par le CNA et l’Université du Luxembourg Private Eyes and the Public Gaze : The manipulation and valorisation of Amateur Images est parue en anglais sous le titre : « Exhibiting, Editing and Commenting : Amateur Photography Going Public ».

Le site du CNA :
http://www.cna.public.lu/
Pour commander : www.kliomedia.de
novembre 7, 2009 at 21:51 · Filed under Nicolas Thély, Point de vue
Dans le cadre de la sonde 04#09, Nicolas Thély, maître de conférences en esthétique et sciences de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, répond à Emmanuel Guez.
Pour entendre et voir l’entretien (en fr.), cliquez ici [click here]. (Durée : 31′58)
Tournage et montage : Blandine Armand.
octobre 27, 2009 at 18:01 · Filed under David-Olivier Lartigaud
octobre 9, 2009 at 12:00 · Filed under Anne Laforet, Annonces, Comptes rendus, Gilles Rouffineau
Valence, session #3
Après les rencontres fructueuses à Paris en janvier puis à Grenoble, lors de la première session provinciale itinérante de mai dernier, 3 nouvelles journées internationales de Basse Définition auront lieu à Valence, les 23, 24 et 25 novembre — École régionale des beaux-arts — Place des beaux-arts — 04 75 79 24 00
Programme :
Lundi 23 novembre 09
— 9:30 Présentation Gilles Rouffineau, « Le prix de l’indépendance »
Qualité technique limitée des images, des signes et des sons, les termes basse définition se réfèrent également à une attitude revendiquée par certains artistes. Marquées par l’économie des moyens employés, suscitant la déception par leur échelle ou la modestie apparente de leurs ambitions, les réalisations qui engagent une réception basse def. se détachent nettement sur le fond de productions artistiques marquées par la stratégie de l’entreprise. Quels échos auraient ces pratiques dans le champ du design graphique? Quels antécédents historiques pourraient l’éclairer ? L’ensemble des intervenants à ces 3 journées de la ligne de recherche apporteront différentes approches qui seront autant de réponses à ces questions.
— 10:15 Graphic Industry (NY-Islande) & Stéphane Sauzedde (Oui-Grenoble),
« Tout le monde est graphiste, surtout nous »
Graphic Industry s’occupe de produire toute la communication graphique de OUI, de ses éditions à son site web, de ses cartons d’invitation à son logo. Mais les membres de Graphic Industry sont aussi des artistes avec lesquels travaille Stéphane Sauzedde, directeur de OUI, et il les a invités de nombreuses fois à exposer ou à intervenir dans des événements, y compris à OUI. Alors, comment se passe les rapports du commanditaire aux graphistes ? La proximité donne-t-elle une liberté que les graphistes ne trouvent pas ailleurs ? Mais lorsqu’on regarde les choses de plus près, d’autres questions se posent aussi : ces graphistes ont-ils étaient inventés pour accompagner une activité qui était là, du fait de l’existence de OUI ? Graphic Industry est-il simplement un exemple de ce que se prendre en main veut dire ?
La discussion que Stéphane Sauzedde et Graphic Industry nous proposent d’avoir portera sur leurs activités réciproques et croisées, ainsi que sur la redistribution des cartes qui en résulte.
http://www.aoui.org/
— 14:00 Coline Sunier & Charles Mazé (Bruxelles), « Distort Time »*
Variant à l’occasion de chaque parution, l’apparence de la revue 2.0.1 emprunte la maquette d’un imprimé déjà existant. Choisi en fonction du thème du numéro, la reproduction fidèle de cet imprimé de base—depuis l’apparence générale jusqu’au détail—affirme et révèle les thématiques de 2.0.1 par le support lui-même. Au travers des 3 numéros de 2.0.1, nous reviendrons sur la construction du projet, nos motivations quant au détournement d’une maquette originale et les limites et questionnements que cela engendre.
( * d’après Brian Eno & Peter Schmidt, Oblique Strategies, 1975)
— 16:00 - 17:00 Plateforme basse def #1
— 17:00 - projection #1
Fluxus Home Movie, Joe Jones, 1985, 20’
Zefiro Torna, Jonas Mekas, 1992, 35 ‘
Mardi 24 novembre 09
— 9:30 Bertrand Clavez (Paris) : « George Maciunas, ou le minimalisme paradoxal »
George Maciunas, qui refusa toujours d’être désigné par le vocable d’artiste, fut celui qui, par son univers graphique particulier, sut donner aux éditions Fluxus la cohérence visuelle et formelle inimitable qu’on lui connaît aujourd’hui. Historien de l’art formé à l’architecture, graphiste travaillant comme designer, « artctiviste » se considérant éditeur, Maciunas a vu sa production osciller simultanément entre les collages néo-dadas rétro et la sécheresse moderniste d’un minimalisme en cours de formation : critiquant les architectes et designers vieillissants du Bauhaus, il se réclamait du cubo-futurisme russe du LEF et prônait un fonctionnalisme si radical dans tous les aspects de sa vie qu’il en oubliait d’être pratique.
— 14h00 - 16h00 Plateforme basse def #2
— 16:30 Projection # 2
Au revoir, Mr Szeemann, Michel Schroeder, reportage TSR, 1969, 41’
Mercredi 25 novembre 09
— 9:30 Urs Lehni (Zürich-Berlin) : « Travaux de commande et productions autonomes »
À partir de sa propre pratique de designer graphique, Urs Lehni exposera les multiples réalités de ce métier aux contours incertains. Les productions éditoriales comme le Migros Museum fur Gegenwartskunst qui répondent à une commande institutionnelle et celles de la Shedhalle Zürichsont seront présentées au même plan que les éditions autoproduites pour Rollo Press ou encore pour Corner College, collectif d’artistes et lieu d’exposition.
« Commission and Initiative »
Using examples from his own practice as a graphic designer, Urs Lehni will talk about the possibilities this blurry defined profession has to offer. Commissioned books for institutions such as the Migros Museum fur Gegenwartskunst or the Shedhalle Zürich are presented alongside the self publishing project Rollo Press or the collective-run artists space Corner College.
— 10:45 Paul Elliman (Londres) : « Par terre et dans les airs »
À partir de lettres faites de fragments abandonnés ou d’objets cassés, trouvés dans la ville, et avec les paroles qui se propagent comme des panneaux de lettrages signalétiques, je suis à la recherche de quelques-uns des principes à l’œuvre dans une sorte de langage propre à la modernité, sans doute pour mieux les remettre en cause.
Artiste et designer, les travaux de Paul Elliman ont principalement recours à la typographie et la voix, ainsi qu’aux appels et signaux sonores qui en sont la médiation ou l’entre-deux. Ces recherches sont représentées dans les collections de la Tate Modern de Londres, au Victoria & Albert Museum, au Musée Cooper-Hewitt National Design de New York et à l’APAP de Anyang en Corée. Il a récemment exposé à Milan, dans l’exposition de groupe If I When My… à la galerie De Carlo, dans Unmonumental au New Museum de New York, à Word Event à la Kunsthalle de Bâle, dans Around Max Bill au Centre Culturel Suisse à Paris, The World Is All That Is The Case à la galerie Hudson Franklin, de New York et à Platform 2009 à Séoul. En 2009, Elliman a été invité en résidence d’artiste à l’IASPIS de Stockholm. En ce moment même, il participe à Performa09, la biennale de New York.
« In the Air and On the Ground »
Using letters formed from discarded or broken parts of the city, and human voices that speak as if they were typographical signage, I try to engage or even invert some of the conventions of a kind of lingua modernism.
Paul Elliman is a London-based artist and designer. His work, often using typography and the human voice, as well as forms of audio signage that mediate a relationship between both, has been included in collections at London’s Tate Modern and Victoria and Albert Museum, New York’s Cooper-Hewitt National Design Museum and APAP in Anyang, Korea. Recent group exhibitions include If I When My… Galleria Massimo De Carlo, Milan; Unmonumental, New Museum, New York; Word Event, Kunsthalle Basel; Around Max Bill, Swiss Cultural Centre, Paris; The World Is All That Is The Case, Hudson Franklin Gallery, New York; and Platform 2009, Seoul. During 2009 Elliman was an artist-in-residency at IASPIS, Stockholm, and is currently participating in the New York biennial, Performa09
http://performa-arts.org/blog/paul-elliman/
Les plateformes sont les plages de présentation des travaux d’étudiants qui participent à cette ligne de recherche.
La ligne de recherche « basse définition » est soutenue par la Délégation aux arts plastiques, au titre de l’appel à projet de r
octobre 5, 2009 at 14:52 · Filed under Annonces
2e journée : Jeudi 5 novembre 2009
Lieu : Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications. 46, rue Barrault – Paris 13e. - Métro Corvisart
Pastiches, remakes, détournements, clips vidéo, long métrages atomisés, émission télévisées disloquées, vidéos porno amateur fourmillantes… Indénombrables et sans qualités apparentes, ces productions audiovisuelles secondes déboulent sur le réseau et illuminent nos écrans d’ordinateurs. Formes faibles et convenues, elles révèlent de manières symptomatiques les tendances et les mouvances culturelles passagères tout en dressant un portrait en creux des usages que nous faisons du numérique.
Dans le cadre de la ligne de recherche « Basse définition », l’objet de cette deuxième journée d’étude est d’interroger les procédures de création liées aux plateformes d’échange et de partage des vidéos. Il sera question de petits montages faits maison, d’images et de bandes sons recyclées, et de réalisations typiquement ou faussement amateurs. De quels modèles et quels schémas esthétiques ces créations sans qualités sont-elles les vecteurs ? Comment contribuent-elles à reformuler la notion de droit d’auteur et à redessiner l’espace légal de la création artistique ?
Intervenants :
Olivier Quintyn : essayiste, auteur de Dispositifs/Dislocations, Al dante/Questions Théoriques, 2007.
Annick Rivoire : journaliste spécialiste de la culture digitale, fondatrice du média des cultures électroniques Poptronics (http://www.poptronics.fr)
Marie Jenlain : critique d’art
Cyril Thomas : critique d’art, Doctorant en Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris X Nanterre
Informations pratiques
Lieu : Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications. 46, rue Barrault – Paris 13e. - Métro Corvisart
De 9h à 12h30 : amphi Jade
De 13h à 18h30 : salle B543
Il y a un accueil auquel vous pouvez vous présenter, si vous n’avez pas eu le temps de vous inscrire à l’avance vous devez simplement laisser une pièce d’identité.
Renseignements et réservation
nicolas.thely@univ-paris1.fr
septembre 28, 2009 at 10:11 · Filed under Annonces, Point de vue
28/09/2009 : Mise en place de réflexion à partir des deux propositions suivantes :
Etre disponible plutôt qu’indispensable
L’enjeu est de discuter la manière dont certains artistes/designers/programmeurs pensent leur place dans la société et aussi leur participation (appartenance) au monde de l’art/design. Comment pensent-ils l’articulation entre leur activité (et non leur production) et la question de leur accomplissement personnel ?
En d’autres termes, leur art n’est-il qu’un job alimentaire qui peut apporter occasionnellement d‘importants revenus ? Comment ajustent-ils leur aspiration aux commandes ? Comment préservent-ils leur autonomie ? Comment assurent-ils la publicité de leur création ? Est-ce important ? Comment s’organisent-ils pour créer seul ou avec d’autres ?
Des œuvres sans emprises
Les œuvres qui constituent implicitement le corpus de Basse def sont des œuvres sans emprises. Elles ne sont pas invisibles ni camouflées, mais elles passent toutefois inaperçues aux yeux des critiques, des responsables d’institutions qui les jugent imprécises, immatures, inachevées. Elles sont aussi sans intérêt pour la grande majorité des internautes si on se réfère aux audiences ridicules de leurs vidéos sur My Space et à la faible fréquentation de leur site internet. Pourtant les œuvres existent bien.
Il s’agit donc, à partir d’un corpus d’œuvres choisies individuellement et personnellement, de porter une première réflexion sur cette absence de qualité artistique ou d’attribution de qualité artistique. On peut discuter des notions d’art invisible, d’art critique, même si ces œuvres n’ont pas pour fonction d’être critiques et invisibles. Alors de quoi parlent-elles ? Quel est leur avenir ?
septembre 1, 2009 at 8:14 · Filed under Nicolas Thély, Point de vue

Doings or not - Workshop in Muhu - Aout 2008
Comment se retrouver seuls est un texte spécialement rédigé pour le catalogue monographique de Camille Laurelli. Vous pouvez télécharger une version française (ici) et une version anglaise sous le titre : Together alone
juin 28, 2009 at 22:31 · Filed under Conseils lectures, Gilles Rouffineau
— Jonas MEKAS, Jonas Mekas présente Fluxfriends, Paris, Ed. du Centre Pompidou, 2002
— Thomas KELLEIN, The Dream of Fluxus : George Maciunas : an Artist’s Biography, Thames & Hudson, 2007
— Emmett WILLIAMS, Ay-O, Ann NOËL, Mr. Fluxus : a collective portrait of George Maciunas : 1931- 1978 :
based upon personal reminiscences, New York, Thames & Hudson, 1998
— Astrit SCHMIDT-BURKHARDT, Maciunas’ learning machines : from art history to a chronology of Fluxus, with a chart poem by Jon Hendricks, Detroit, Gilbert and Lila Silverman Fluxus Collection, Berlin, Vice Versa Verlag, 2003.
mai 18, 2009 at 15:07 · Filed under Conseils lectures, Gilles Rouffineau
Un lien proposé par Gilles Rouffineau pour discuter de photographie dans la perspective de la ligne de recherche :
L’invention de Miroslav Tichy, par Marc Lenot : Études photographiques n° 23
http://etudesphotographiques.revues.org/index2658.html
mai 8, 2009 at 18:08 · Filed under Comptes rendus, Conseils lectures
Raphaël Meltz est le rédacteur en chef de la revue Le Tigre. A l’occasion de la journée d’étude Basse définition, il est revenu sur le portrait d’un certain Marc qu’il a entièrement dressé à partir de Google.
Lire l’article de Raphaël Meltz.
février 21, 2009 at 16:06 · Filed under Annonces, Nicolas Thély, Point de vue
Notes de travail – Février 2009
Nicolas Thély
Résidence – « For Real » est une série de dix-neuf photographies déposées sur une page My Space. Ces photographies racontent les meilleurs moments d’une journée d’été passée en famille, accompagnée d’amis. Trois adultes s’amusent dans le garage avec des pistolets à eau, multicolores, équipés de gros réservoirs. Désarmé, l’un deux provoque ses camarades de jeu. Une course-poursuite s’entame dans le jardin. Des enfants rejoignent le théâtre des opérations et se mêlent au jeu : l’ambiance est à la rigolade et l’escalade de moyens : on nargue l’ennemi avec un seau d’eau. C’est la panique. Branle-bas de combat. Face à la situation déloyale, les autres répliquent en s’équipant de pistolets, de seaux, et d’un tuyau d’arrosage. Tout le monde est trempé et hilare. C’est le moment d’essorer les t-shirts, de se sécher et de se calmer.
Ce petit monde se retrouve à table, en compagnie des parents. Sur la photographie, tout le monde prend la pose, regarde avec bonheur le photographe. L’après-midi, les garçons branchent leur ordinateur sur le poste de télévision et joue à Unreal tandis que les filles et les enfants lisent ou sommeillent, à l’ombre, dans le jardin.
Les grands occupent leur soirée à la fête du village. Ils boivent des bières dans des verres en plastiques, se retrouvent à table, se prennent en photo : ils posent, s’enlacent, font des grimaces, chahutent. La nuit tombée, affublés d’un même pull-over, gris et orange, ils courent dans la nuit, se jettent dans l’herbe…
Inside The Ghost est le titre d’une vidéo déposée sur Google Video. C’est un plan-séquence de 7 minutes 54 secondes totalement déserté de présence humaine. Sur un fond de musiques populaires chinoises, on fait une bien étrange visite d’appartement. On commence par un portrait de Chang Kai Chek, puis on dérive sur les murs et les autres objets : un parapluie, un porte manteaux, des produits de toilette, des objets reconnaissables qui, par effet d’anamorphose de l’optique ou de la mise au point se faisant automatiquement, deviennent parfois des formes plus abstraites. Inside The Ghost est une boucle, on revient au point de départ, au portrait de Chang Kai Chek.
Voici deux objets visuels, une vidéo et une série de photographies, glanés sur le réseau, sur Google Vidéo et My Space, plates-formes de partage de données ; deux objets visuels répondant à la logique du réseau - déposer et partager - et à son esthétique inhérente : elle exprime le goût de l’amateur, le « goût moyen » pour reprendre la formule de Pierre Bourdieu. Pour l’amateur d’art, ces photographies floues, mal cadrées, non datées et laissées avec peu d’informations, juste un titre, et cette vidéo amateur qui n’est pas signée et qui a été déposée sur le réseau le 10 février 2007, peuvent renvoyer, par effet de culture, à des œuvres d’artistes contemporains. La scène de jeu d’eau fait penser à une photographie de Vibeke Tanberg (Living Together) et la vidéo rappelle les expérimentations vidéo de Peter Campus dans son appartement ou la vidéo Surveillance du voisin d’en dessous du Renaud-Auguste Dormeuil retravaillée dans une esthétique pop à la façon de Pipilotti Rist. Mais la facture faible et techniquement pauvre de ces réalisations laisse le jugement de goût en suspension total. Déconcerté, embarrassé, on finit implicitement par classer ces objets dans la rubrique « production amateur sans qualité » ; des productions qui font les choux gras de ces plates-formes et qui viennent créer beaucoup de trouble dans la distribution du visible et la circulation des données audiovisuelles et cinématographiques.
On pourrait donc s’arrêter là, se contenter du petit divertissement que ces photos et vidéos procurent, de la curiosité de voir la vie des autres comblée et de se dire que finalement leurs petites occupations ne diffèrent pas des nôtres ou bien qu’elles sont radicalement différentes, propres à une classe sociale qui n’est pas la nôtre. Or il ne faut pas se fier aux apparences, et leur consacrer, pour une fois, davantage de crédit : être moins systématique et se dire que si ces images appartiennent à la sphère domestique, elles ont aussi leur raison d’être… Si elles racontent des évènements familiaux et amicaux, elles disent également peut-être autre chose. Ce crédit, il faut paradoxalement l’accorder par leurs faiblesses très apparentes, non leurs maladresses, mais ce manquement, cette absence de velléité de faire comme les professionnels ou les grands photographes et vidéastes : faire aussi de belles images bien léchées, bien convenues.
Ces images dépourvues de commentaire et déposées sur le réseau sont les œuvres de Clôde Coulpier et de Valentin Lechat, tous deux artistes. Ces images ne sont pas des pièges à regard, elles ne jouent pas la carte du faux-semblant, de l’image intelligente ou de celle qui rend plus clairvoyant celui qui la regarde. Ces images relèvent d’autres manières de faire qui ne cherchent pas à produire un objet ou une image se référant à une action comme on le voit classiquement dans le champ de l’art contemporain.
Ces images défaillantes ne sont pas là pour attirer l’attention ni pour jouer au trouble-fête. On peut penser à un art invisible qui se confond avec la vie quotidienne, à un art qui se révèle comme de l’encre sympathique, mais il en va encore autrement. Ces images sans qualités sont assumées telles quelles. Elles sont provisoirement déposées sur ces serveurs, elles attestent simplement du déroulement d’une rencontre, d’un événement. Contrairement à la documentation classique des performances depuis les années 1960 (photographies et vidéos), ces images n’aspirent à acquérir aucune valeur marchande. Elles participent d’un vaste brassage d’idées et de formes, d’actions et de rencontres, d’artistes proches de Clôde Coulpier et de Valentin Lechat, qui prennent naturellement le risque de plonger dans ce qu’ils nomment « la grande soupe du réseau ». Derrière ces images, ils s’en cachent beaucoup d’autres, mais il se cache aussi une manière singulière de penser l’art et l’activité artistique. Ces deux types d’images, photographies et vidéos, sont liés à un dispositif de création singulier qu’ils nomment eux-mêmes « résidences fictives ». Par « fictives », il faut comprendre des résidences d’artistes qui n’ont ni cadre juridique ni statut associatif et qui sont étrangères à tout établissement ou institution artistique. La série des 19 photographies rend compte de ce qui s’est passé début juin 2008 à la Résidence Minimum Exemplaire, créée en 2002 par Clôde Coulpier, qui se trouve à Clamecy dans la Nièvre. Clôde Coulpier raconte : « Il y avait Anaëlle, Séverine, Frank et Pierre-Olivier. C’était pour la fête de l’andouillette, on a mangé comme des sales, on a zoné dans Clamecy et on a fait beaucoup de vidéos en prévision de faire un live du groupe Clamecy avec un VJ. Chacun vaquait à ses occupations, bronzette, mot croisé, travail en tout genre. » Les pulls gris et orange sont des réalisations de Clôde Coulpier, des pulls tricotés par sa mère, un travail sur l’identité et le groupe. On retrouve ces pulls dans d’autres situations, dans d’autres vidéos disséminées sur le réseau. La vidéo de Valentin Lechat est une visite par l’artiste lui-même de la Ghost Residence à Taipei, résidence qu’il a créée en compagnie de Guillaume Brissaud durant l’été 2006.
Comment rendre compte de ces pratiques furtives et volontairement discrètes ? Comment y déceler une quelconque velléité artistique, une référence à l’histoire de l’art la plus proche comme la plus éloignée ? Ces productions sans grandes qualités apparentes interrogent, non parce qu’elles laissent perplexes, mais parce qu’elles sont a priori des œuvres d’artistes qui ont volontairement choisi le réseau comme un espace et un support pour fixer leurs œuvres. À l’heure de la dématérialisation des supports, cette pratique semble aller de soi, mais elle va à l’encontre de la logique du marché de l’art : produire des formes, et plus précisément des objets finis.
février 3, 2009 at 15:40 · Filed under Conseils lectures
The Video Vortex Reader is the first collection of critical texts to deal with the rapidly emerging world of online video – from its explosive rise in 2005 with YouTube, to its future as a significant form of personal media.
After years of talk about digital convergence and crossmedia platforms we now witness the merger of the Internet and television at a pace no-one predicted. These contributions from scholars, artists and curators evolved from the first two Video Vortex conferences in Brussels and Amsterdam in 2007 which focused on responses to YouTube, and address key issues around independent production and distribution of online video content. What does this new distribution platform mean for artists and activists? What are the alternatives?
télécharger le reader
février 1, 2009 at 22:45 · Filed under Annonces
Depuis 2005, les services My Space, You Tube et Flickr sont des plateformes qui permettent de partager des données visuelles et sonores. Elles constituent un nouveau canal de diffusion des œuvres et des programmes qu’ils soient amateurs ou non. Elles contribuent également à la mise en place d’un nouveau régime d’exposition et de visibilité. Dans le cadre de la ligne de recherche « Basse définition », le Laboratoire des Arts et des Médias consacre trois journées d’étude à l’exploration de cette culture qui s’est mise en place de manière quasi spontanée par quelques initiatives privées et supportée par l’engouement sans réserve des internautes. Intitulées My Space is You Tube, ces trois journées aborderont les possibilités d’une expérience esthétique, les formes de création et la question de la légitimation des œuvres et des manières de faire induites par la fréquentation de ces plateformes.
Première journée : Vendredi 9 janvier 2009
De la recherche de vidéos clips et d’extraits de film à un soudain engouement pour tel ou tel artiste : quel type d’expérience esthétique autorise le Web 2.0 ? Quelle manière de faire induit-il ? Quels plaisirs ? Quelles postures et quels comportements ? My Space, You Tube et Flickr semblent façonner de nouveaux types d’expériences, personnelles et communes à la fois, emprunts d’obsession et de fascination, de curiosité et d’excitation : un simple clic de souris peut vous conduire vers des univers dépaysants ou très attendus.
L’objet de cette première journée d’étude est de s’interroger sur la relation que nous entretenons au réseau, - ses possibilités de divertissement et de rencontres -, mais également sur la manière dont le Web 2.0 interroge le regard et les méthodes de travail des chercheurs et des archivistes de l’Internet. Images et documents à l’appui, il sera donc question de plaisirs pleinement assumés et d’expériences esthétiques impures et imparfaites.
Hélène Sirven, Maître de conférences, ethno-esthétique, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne
Alain Carou, conservateur, département de l’Audiovisuel, BnF
Laurence Corbel, enseigne la philosophie à l’IUFM de Paris, Paris IV
Fabien Vallos, professeur de philosophie, école des Beaux-Arts, Bordeaux
janvier 6, 2009 at 15:37 · Filed under Comptes rendus

Mise en place de la ligne de recherche avec la rencontre entre les étudiants et les différents responsables de la ligne.
Etudiants inscrits dans la ligne de recherche
Laëtitia Giorgino, doctorante Arts Plastiques, Université Paris 1
Clémence Despois, M1 histoire de l’art, Université de Grenoble
Elise Grognet, M1 histoire de l’art, Université de Grenoble
Ronan Riou, 3e année école d’art de Quimper
Matthieu Maury, 3e année école d’art de Quimper
Léa Benetou, 3e année école d’art de Quimper
Tristan Fraipont, 2e année école d’art de Quimper
Luce GOUTELLE, 5e année, école d’art de Grenoble
Christophe ANDRE, 5e année, école d’art de Grenoble
Anne-Lyse Renon, 4e année, école d’art de Valence
Lionel Catelan, 4e année, école d’art de Valence
décembre 21, 2008 at 15:21 · Filed under Conseils lectures, Nicolas Thély, Stéphane Sauzedde
BASSE DEF, Partage de données, est le troisième et dernier moment d’une aventure collective née de la rencontre entre des artistes (Fanette Muxart, Clôde Coulpier, Camille Laurelli, David Lefebvre et Fabrice Croux), Stéphane Sauzedde (directeur de OUI, commissaire d’exposition, universitaire, producteur, etc.), et un chercheur, Nicolas Thély (maître de conférences à l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne), qui, depuis 2004, a initié une réflexion sur la « basse définition » entendue comme régime de perception. Tous ayant en point commun un goût prononcé pour le partage de leurs données.
Consulter un extrait.
septembre 8, 2008 at 15:14 · Filed under Nicolas Thély, Stéphane Sauzedde, À voir
Basse def
exposition du 8 septembre au 20 octobre 2008
OUI, 56-58 Boulevard de L’esplanade, Grenoble
Visiter le site.
juin 21, 2008 at 15:49 · Filed under À voir
Doings or not
Une série d’expositions proposée par Laura Kuusk et Margit Säde
Consulter le blog des deux commissaires.
janvier 15, 2008 at 22:46 · Filed under Anne Laforet, Conseils lectures
Article d’Anne Laforet à propos de l’exposition Nature Morte de Camille Laurelli. Une exposition de gifs animés.
Lire l’article sur le site poptronics.
août 21, 2007 at 22:54 · Filed under Conseils lectures
Texte fondamental d’Olia Lialina, artiste russe. À lire aussi la version 2.0 de ce texte.
Lire A vernacular Web.
septembre 21, 2004 at 15:02 · Filed under Conseils lectures, Nicolas Thély
Ce texte publié dans la revue d’art contemporain 02 est à l’origine de ma réflexion sur la “Basse définition”.
Nicolas Thély
Lire le texte.